HADOPI - Je hais les artistes (surtout un)

Voilà, il fallait s'y attendre. Je suis remonté contre les artistes. Tous cela à cause de l'HADOPI. Comment c'est arrivé me direz vous ? C'est simple...

Je jouais les insomniaques un soir en regardant M6 et les plus ou moins bon clips qu'il y passe en début de nuit. Et là... ET LA !!! Je tombe sur l'un des derniers clips de Thomas Dutronc. A priori, je n'ai pas grand chose contre lui et j'ai toujours apprécié les chansons de papa. Mais remettons les choses dans leur contexte.

Jacques Dutronc est un artiste reconnu qui a fait sa fortune pendant l'age d'or du vinil et du CD. Les fameuses galettes au oeufs d'or. Je trouvais déjà donc un peu abusé que le fils soit un fervent défenseur du droit d'auteur lors de la bataille HADOPI. En effet, entre les héritages de papa et de maman, je doute que ce jeune homme ai besoin de travailler un jour (A moins qu'il ne se soit fait couillonner par Bernard Madof ce qui expliquerait d'ailleurs le récent retour sur scène de papa, bref). Mais voilà...

Revenons sur ce fameux clip. Il s'agissait de la chanson du petit Thomas: NASDAQ. (Évidement, je ne peux pas intégrer ce clip dans mon billet à cause des droits d'auteurs). Mais, monsieur Dutronc a t'il réalisé qu'il profite de tout ce qu'il critique dans sa chanson ? Peut-on m'assurer que la famille Dutronc n'a aucun compte dans un paradis fiscale ? Qu'elle paye tous ses impôts ? Qu'elle ne profite pas de quelques compagnies de courtage pour accroître sa fortune sans bouger le petit doigt ? Vous m'excuserez, mais j'ai comme un léger doute... Après tout, cette chanson est peut-être plus un résumé de la vie de la dynastie Dutronc plutôt qu'une critique... D'ailleurs, c'est une pratique courante. Dans le reportage suivant, à 11'30", on nous explique comment certains artistes utilisent les paradis fiscaux pour économiser des millions d'impôts:

Certes, ce n'est pas une majorité. Beaucoup d'artistes lutent pour vivre. Voir survivre... Mais la vrai question est comment permettre à tout les artistes de vivre. Je n'ai pas vraiment de réponses, mais il en existe. En tout cas, un bon premier pas serait de bâillonner Thomas Dutronc, pour ne pas pourrir la réflexion. Ensuite pourrions nous abandonner La bataille HADOPI. Puis voir les alternatives que certains propose.

Tout cela pour conclure que ce n'est pas demain la veille que j'irais voir Thomas en concert ou achèterai un de ces disques. C'est dommage car étant donné que le fils est un parfait copié-collé du père ce qu'il faisait ne me déplaisait pas, avant... Merci Thomas pour m'avoir ouvert les yeux sur cette hypocrisie. Et merci HADOPI !